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Laurence

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May 01

Une souris pour le chat

 

 

Une souris amoureuse d’un chat.

D’un chat très amusé par la situation

La situation,  il en profita

Il en profita, pour égayer ses journées

Ses journées de solitude

Solitude, où l’amour était bienvenu

Bienvenu même d’une souris

Une souris bien triste pourtant

Pourtant, il était là .

Il était là, sans l’être

L’être qu’elle aimait

Aimait tout en sachant

En sachant la vérité, il jouait

Il jouait comme un chat

Un chat comme tous les chats, malheureusement

Malheureusement,  il l’abandonna blessée

Blessée, et il continua son chemin

Chemin sans la souris

La souris s’en remettra ou pas ?

April 10

Pleure petite sirène

 

Chante ton malheur

Comme cet oiseau prisonnier de sa cage

Tu voudrais suivre les nuages.

Personne pour t’arrêter

Personne pour te guider

 

Hurle ta douleur

Mais tes cris ne l’atteindront pas

Ton sang coule le long de ton bras

Mais il n’est pas là

Personne pour te sauver

Personne pour te parler

 

Tu ne dois pas avoir peur

Tu termines doucement le voyage.

mais aucune larme sur ton visage

Ton sang coule de tes veines

Et avec lui toutes tes peines

Personne pour t’emporter

Personne pour te soulager

 

Des fleurs naissent autour de toi

Elles sont rouge foncé

De la couleur de ton sang

Qui coule lentement et se mélange

A la poussière de ton jardin  secret

Il est doux, Il est tiède

Il coule lentement, doucement

Et ta vie s’en va

 

Il ne viendra pas

Tu n’en vaux pas la peine

 

Petite sirène ne pleure pas

Je te tiens dans mes bras

Et les sirènes hurlent ta douleur

Et c’est moi qui pleure ton malheur

Je suis là pour toi.

 

January 18

Le mauvais choix.

Voilà le retour, le retour parmi les vivants.

Irréelle, éternelle, l’ombre est revenue, la terreur règnera, le bonheur s’en ira.

Tout est sombre, le paysage gris délavé fait peur à regarder.

Il n’est plus que  pâle silhouette, réfugié et seul dans sa douleur.

Il sait qu’il a pris le mauvais chemin, mais il ne peut plus reculer

Il est allé trop loin, alors il continue à avancer sans se retourner,

Autour de lui c’est la tristesse, la détresse.

Et devant c’est l’inconnu, il aurait du prendre l’autre route celle de la chaleur

Il n’a pas osé !

Il a eu peur. Peur d’être trop heureux, trop bien, peur qu’un jour tout disparaisse, mais il a décidé qu’il fallait avancer même sur ce mauvais chemin,

Un parcours plein de détour, qui le mènera loin des siens, loin de son foyer,

Une larme sur sa joue, pourquoi ?

Le voilà libre, oui, mais libre de quoi ?

Il n’appartient à personne, il est son propre maître, il a le droit de diriger sa vie comme il l’entend.

Une goutte salée qui lui trouble le regard, son cœur brisé le rend vulnérable.

Il les abandonnés, il n’en avait pas le droit, il paye cet acte égoïste,

tous comptaient sur lui, tous avaient besoin de lui, mais il est parti.

Une larme de regret, un moment de sa vie qui lui fait comprendre

qu’il est doux d’appartenir à quelqu’un, de vivre pour d’autre,

Ça permet d’exister soi-même.

October 14

?

Le soir venu, les paupières closes, dans la pénombre de la nuit,

Ton corps étendu se repose, dans les draps sombres de son lit

 

Ta respiration est lente

A quoi penses-tu ?

Ton esprit vagabonde

Dans quel monde es-tu ?

 

A la lueur des bougies, tout se métamorphose, il te regarde, il sourit

Dans cette chambre, il ose, il s’avance, il revit

 

Tu es l’amante

Pourquoi es-tu revenue ?

Tu es troublante

Pourquoi t’a-il retenue ?

 

Dans l’ombre, tout paraît morose, il te touche, tu frémis

Tu acceptes ce qu’il propose, il a gagné, il t’a tout pris

 

Tu es prise au piége

Pourquoi tu ne te débats plu ?

tu lui donnes tous les privilèges

Qu’es-tu devenue ?

October 12

Vive la voiture

 

J’ai changé de boulot, et oh quelle chance ! La gare est juste en face du bâtiment où je travaille. Je vais donc pouvoir laisser la voiture au garage et prendre le train.

Je regarde les horaires sur Internet (il y a tout plein de trains), y a plus qu’à trouver le bon.

En voilà un.

Il faut que j’aille jusque la gare en voiture (14 km, 15 min) ensuite prendre le train jusque  Bruxelles (environ 52 km de chez moi), changer de train et repartir vers le boulot (encore 32 km)(le tout en 1h30).

Très compliqué et pas pratique.

Pas grave, je vais me rabattre sur le bus.

Malheureusement, chez moi, le bus est une espèce en voie de disparition

Je n’abandonne pas et je vais me renseigner à la gare des bus, pour voir s’ils ont une solution

Un monsieur aimable m’explique, que oui ils ont le rapido bus.

Génial !

comme son nom l’indique, il est rapide en 30 min je peux être au boulot (super), je serai une heure à l’avance, mais bon (on va pas faire la difficile non plus)

Je dois me rendre en voiture à l’arrêt de bus (5 km, 7 min.). Là je prends le bus.

Quand j’arrive là bas je dois marcher ¼  d’heure ( marcher c’est bon pour la santé) ! Mais, m’explique gentiment le monsieur,

il y a encore un mais,

il n’y a pas de bus pour  revenir.

 

Résultat, j’ai perdu ½ journée

 

Tout compte fait, j’ai bien réfléchi, je vais prendre la voiture ( 34 km, 31 min).

 

Et que l’on ne me parle plus d’utiliser les transports en commun.

 

October 09

Aujourd’hui tu as 15 ans

 

A mon fils avec tout mon amour

 

Une mère essaye de donner à son fils une compréhension de ce qu’il y a d’important dans l’existence pour rendre sa vie aussi heureuse et satisfaisante que possible.

Une mère essaye d’apprendre à son fils

A être généreux envers autrui,

A être constamment honnête et franc

A être juste en traitant de la même façon les hommes et les femmes,

A respecter ses aines et à s’instruire au près d’eux,

A bien se connaître lui-même

A comprendre ses points forts et ses faiblesses

A accepter les critiques et à profiter de ses propres erreurs

A s’intéresser à beaucoup de choses

A poursuivre de nombreux objectifs

A travailler dur pour les atteindre

 

Une mère essaye d’apprendre à son fils

A avoir de bonnes convictions

A rire et à profiter de la vie

A apprécier la beauté de la nature

A toujours exprimer ce qu’il ressent ouvertement et honnêtement

A se rendre compte que l’amour est la meilleure émotion que l’on puisse ressentir

A estimer la famille en tant que base de toute stabilité.

 

Si je t’ai donné une compréhension de la plupart de ces choses,

J’ai alors réussi en tant que mère, à accomplir ce que je voulais en t’élevant.

Si certaines de ces choses ont èté ignorées, pendant que nous étions tous si occupés,

J’ai l’impression que tu les connais quand même.

Et comme je suis  ta mère, si fière de toi,

Je continuerai toujours à t’aimer et à supporter tout ce que tu es et tout ce que tu fais

Je suis toujours la pour toi, mon fils

Je t’aime

 

Susan polis schutz

 

September 27

Il nous regarde

Debout au milieu de la ville, il attend, grand, majestueux, il se tient bien droit, fier, il tend les bras vers le ciel aussi haut qu’il peut, il aimerait toucher les nuages, il essaye de capter les quelques rayons de soleil qui arrivent jusqu'à lui. Il est seul, isolé, de temps en temps des oiseaux viennent lui rendre visite, ils sont aussi perdus que lui dans la cohue des voitures. Ensemble ils regardent les hommes vivrent s’affairer bruyamment, pour quoi ? Que font-ils ? Où vont-ils ? Lui il reste là à observer, il est arrivé avant eux mais plus personne ne le remarque, il fait partie du paysage.

Moi je l’ai vu, je l’ai regardé ce matin, j’ai arrêté ma voiture près de lui et il me servira de repère pour la retrouver dans ce labyrinthe de rues qui se ressemble toutes. Habituée aux grands espaces, à la campagne, je me sens comme lui perdue et seule dans cette capitale.

 C’est l’arbre de la ville et je lui dédie ce petit texte

September 22

Tais-toi!

Ne dis plus rien !

Chaque phrase est une nouvelle blessure

Je ressens chaque mot comme une injure

 

Laisse-moi !

Ta voix est tranchante comme une épée, elle me transperce le cœur

Et les cicatrices anciennes éveillent en moi trop de douleur

 

Ne me touche plus !

Tes mains autre fois si douces me brûlent la peau

Et tes bras me serrent comme un étau

 

Ne me regarde plus !

Tes yeux qui m’admiraient hier encore.

Me lancent des éclairs et me donnent tous les torts

 

Eloigne-toi!

Si loin que je ne puisse plus te voir,

A l’autre bout de la terre, je ne veux pas le savoir

 

Non !

 

 Reste !

 

 Ne t’en va pas !

Toutes c’est souffrances ne sont rien

J’ai peur de ce que serait demain

Si tu n’étais plus là.

September 21

Montre moi !

Apprends-moi, initie-moi !

Dis-moi les mots ! Enseigne-moi les gestes de cet art si harmonieux et si mélodieux, fait avec tant de passion qu’il nous enivre et nous emporte au plus profond de notre âme.

Tu m’as choisie, alors montre-moi ! Pour qu’au  moment venu. Quand la tentation sera trop forte, quand l’attente sera insoutenable, je me laisse guider par tes caresses, que la douceur de mes baisers, te procure ce frisson de bonheur velouté qui te traverse de part en part .

que nous ne fassions plus qu’un dans un tourbillon ardent de saveurs et de délices, que l’union sacrée de nos deux êtres nous apporte euphorie et ravissement.

Nous nous laisserons emporter par les sensations que nous offrent nos sens, et que se soit un aboutissement à la plénitude et la sérénité de notre esprit pour mieux vivre en harmonie avec nous et les autres.

Pour qu’enfin épuisés par tant d’émotions, nos deux corps fiévreux se laissent aller à l’abandon. Enlacés pour l’éternité.

 

Apprends-moi à aimer ! 

September 20

Le dira t'elle ?

Assise sur un banc au bord du lac, elle profite des derniers rayons du soleil de l'été. Septembre touche à sa fin, l'air est déjà frais, l'automne approche. Quelques pêcheurs attendent patiemment que les poissons mordent à l'hameçon.

Elle est plongée dans ses pensées, elle se remémore leurs bons moments. Elle vient de se rendre compte qu'elle n'a jamais prononcé son prénom, l'a-t-il remarqué?

Cela fait plus d'un an maintenant que sur la toile leurs fils se sont croisés. Et jamais elle ne l'a prénommé. Ce n'est pas difficile, juste deux syllabes, quelques lettres.

Pourtant, quand il murmure son prénom à elle, il devient comme une chanson, dans ça bouche il prend une autre dimension, elle pourrait en faire autant, mais elle n'ose pas.

Notre prénom nous le recevons lors de notre naissance, quand on nous a donné vie, un cadeau empoisonné, une lame à double tranchant. En nous donnant la vie, on nous a aussi donné la mort, car toute vie s’arrête un jour. On ne nous a pas demandé notre avis, nous l’avons reçue à nous d’en faire ce que nous pouvons, il y aura des joies, des peines, de la souffrance, des douleurs. Si on avait eu le choix aurions nous accepté ce présent ?

Prononcera t'elle un jour ce prénom? Oui probablement, sans vraiment y penser, Que se passera t-il? La magie de leur relation sera t-elle brisée ? Ou peut-être qu'il disparaîtra? Elle a peur de le perdre.

Quand ses lèvres effleureront son cou et que sa voix modulera le son de son prénom, il sera peu-être trop tard, alors elle saura.

 
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